vendredi 24 mars 2017

LA BEAUTE "HELAS PLUS ETERNELLE" DU FRANZ JOSEPH !!!

HOKITIKA : www.COOLLITTLETOWN.com

Jeudi 23 Mars - Etape du jour : 210 Kms - Depuis le départ : 5.290 Kms



Ce matin comme d'hab, il fait gris, mais quelques petites coins de ciel bleu laissent présager une belle journée. Au vu des nuages ce n'est pas la peine de retourner au Fox glacier et nous prenons tout de suite la H6 pour Franz Joseph. Au parking, déjà bien chargé, point de départ de plusieurs randos de différentes difficultés, nous choisissons la "Glacier Valley Walk". C'est une marche d'un peu plus de 6 Kms sans grand dénivelé qui nous permettra de nous approcher le plus prés possible du glacier.

En descendant sur la plaine de moraines, créée par le recul du glacier, nous le voyons se découvrir lentement comme pour nous accueillir. Au bout du chemin, très proches de la muraille de glace, il nous attend entièrement dévêtu de ses habits de nuages, resplendissant et somptueux. 
Nous l'admirons avec émotion, car c'est à son sommet , là où il nait et entame son long parcours vers la Mer de Tasman, que nous nous étions posés il y a quelques jours.
En le contemplant nous pouvons apercevoir le recul inexorable du monumental glacier. En seulement 10 ans son recul d'environ 200 mètres est tout simplement inconcevable à l'échelle de la Planète. Le Glacier arrivait là où le chemin construit il n'y a que QQ années s'arrête. Aujourd'hui, 10 ou 15 ans plus tard il est déjà très en retrait. A cette vitesse de fonte, nos petits enfants ne verront hélas plus grand chose de ces "Géants de glace", vieux de plusieurs dizaines de milliers d'années et qui semblaient ancrés dans une longévité immuable.
Pourtant les Alpes Néozélandaises sont parmi les chaines de montagnes qui grandissent le plus vite au monde : environ 1 à 2 Cm par an. Le pays des Kiwis se trouve comme vous le savez à la jonction de grandes plaques tectoniques, qui  broient lentement mais surement la Nouvelle Zélande. Mais pour les superbes glaciers de NZ, comme pour tous les autres, l'activité humaine inconséquente accélère leur disparition.

Nous y sommes allés à la bonne heure, - l'heure des "vrais voyageurs" -car au retour vers 11H30 nous croisons une longue file de "Niakpués" bruyants et indisciplinés, qui occupent sans scrupule toute la largeur du chemin et qui ne se bougent qu'au tout dernier moment, quand ils comprennent que je ne ferai aucun effort pour les éviter. Je dégage ainsi la voie à BB qui me suit à QQ mètres, ouvrant un passage dans la colonie de doryphores agglutinés les uns à côté des autres !!!

Vers les cascades nous jetons un dernier regard vers le Frank Josep et la, surprise, il s'est à nouveau totalement recouvert. Yeeessss!!! Dans le C... les niakoués...!!!
Il nous attendait donc bien paré de son plus beau blanc scintillant en compagnie de nos 2 Anges qui l'ont encore une fois bien joué.

Après 30 Kms sur la H6, une petite route de traverse nous amène au bord de la mer de Tasman à OKARITO; toute petite station construite près d'un lagon. nous y faisons une petite marche, d'abord sur un "boardwalk" qui traverse un marécage composé de ces fameux joncs utilisé par les Maoris pour toute leur vannerie; puis un chemin dans la "jungle côtière" pour tenter de clicher quelques oiseaux. Mais hélas, ils ne sont vraiment pas nombreux, juste quelques rares moineaux que nous entendons pépier autour de Nous. Il n'y a vraiment pas beaucoup de faune dans ces bois au demeurant magnifiques. Par contre, les insectes et les "sand flyes" pullulent...

Puis nous allons faire QQ pas sur la plage, juste pour nous laisser caresser par le vent et les embruns iodés aux odeurs de bois flotté et de varech. Des plages remplies de superbes galets, restes de moraines érodés par le temps et les vagues, bien plats et parfaits pour les "ricochets" dans l'eau. J'en connais un, l'Amour de ma Vie, qui aurait rempli ses poches!!!
Puis nous décidons de déguster notre "Corona quotidienne" au bord du lagon, point de départ de balades en kayak. Assis sur la coque d'une barque renversée, nous regardons 2 nanas s'épuiser en tentant de ramer de concert et finir par s'échouer sur la grève de vase que la marée basse a dévoilée.
Vous comprendrez plus loin pourquoi ces détails ont de l'importance.

Après cette halte douce et agréable, nous reprenons la H6 en direction de Greymouth. Pendant 100 Kms nous traversons une région superbe mais qui semble oubliée. Peu de monde sur la H6, c'est même le désert par rapport à la route du Milford Sound ou de celle du Northland. Quelques rares fermes isolées, aux toits de tôles rouillées, des prairies vides avec juste parfois QQ moutons - rien à voir avec les immenses troupeaux des autres régions- des "patelins" esseulés, crevant d'ennui et pourvus de quelques baraquements dont les parois ne tiennent plus que grâce à la peinture... Tout ça pour dire que la "West Coast" ne semble pas être la région du futur de la NZ.... Mais Nous on adore, les paysages sont encore absolument magnifiques et le "veau" englouti les kilomètres avec facilité.
Nous décidons de nous arrêter à une soixantaine de kilomètres de notre hôtel à HOKITIKA, petite ville balnéaire, qui est "la capitale du jade" de la NZ, à cause des riches filons de cette pierre verte extraite aux alentours.
Et c'est là que tout a commencé: en voulant prendre mon Nikon pour QQ clichés sur la plage...... Horreur, l'appareil n'est plus ni à sa place, ni dans la voiture. Je me rappelle alors que le seul endroit où j'ai pu l'abandonner c'est justement sur cette petite plage en bordure du lagon, sur la bateau renversé sur lequel nous nous étions assis tous les deux  à Okarito à 125 Kms d'ici. J'essaye de trouver une solution, du style vite on fait le plein d'essence et on se retape 250 bornes pour voir s'il y est toujours... Pas génial, je sais; la solution du désespoir à l'esprit annihilé par le choc.  Heureusement BB nous sauve la mise = nous rentrons dans un bar muni d'une wifi, elle retrouve le nom du loueur de kayak et son bigophone, l'appelle et tombe sur une fille adorable, Jenna, qui nous demande de la rappeler dans 10 minutes, le temps qu'elle aille voir si le Nikon est toujours sur le bateau. 10 minutes qui s'éternisent, où je ressens chaque seconde passer lentement, très lentement... Entretemps nous essayons de trouver une parade, annuler notre résa, essayer de rester ici pour n'avoir que 250 Kms AR à faire et non pas 370. Puis BB rappelle Jenna, ELLE A RETROUVE LE NIKON LA OU JE L'AVAIS OUBLIE..... Oh Putain, MERCI MES COEURS!!!! Qd nous lui disons que nous reprenons la route immédiatement elle nous répond (vous ne le croirez pas), que "pas besoin, si ça nous convient, elle a un pote qui descend demain à HORIKITA et qui se propose de nous l'apporter"....RDV est pris avec le "pote" de Jenna à la "Police Station" du village. 

J'imagine cette situation en France ou en Italie... J'adore la WEST COAST. Du coup BB annule la résa d'origine et nous trouve une "executive room" au BELLA VISTA Motel. En y parvenant nous sommes gentiment accueillis par le gérant, un bon Gars avec qui nous plaisantons et tapons le bout de gras cinq minutes. Et du coup le "Bon Gars", nous "upgrade" et nous loge dans une des villas luxueuses qu'il possède de l'autre coté de l'avenue. Non mais..... I LOVE THE WEST COAST!!!

Vendredi 24 Mars - Etape du jour : 159 Kms - Depuis le début : 5.450 Kms - En final : 5.600 Kms


Ce Vendredi matin rien ne presse, nous bullons dans notre jolie villa. Puis, long moment avec les "Bernachons" que notre Aurel a rejoint pour quelques jours. Tout va bien à Nieul sur Mer, au bord de l'Atlantique Nord!!! Je pense que l'Aurel va installer l'appli "WhatsApp" à Gérard. 

Après avoir chaleureusement remercié nos Hôtes, nous décidons d'aller visiter les "Hokitika Gorges". 35 Kms d'une petite route en "one way" qui dessert les "stations" - comprenez Fermes -, seules protubérances qui accrochent le regard sur ces plates prairies à perte de vue...

Fallait qd même y croire pour venir s'installer ici en plein 19ème siècle, même si le Gouvernement offrait les terres. Nous avons traversé des régions plus "confortables" où les Paguts semblaient plus aisés. Ici comme je l'ai écrit plus haut ça fait un peu "#j'ai pris ce qu'il restait", et il ne faut pas être très observateur pour remarquer la pauvreté des cheptels, le petitesse des fermes et le peu de matériel agricole moderne. Mais bon, les Gens n'ont pas l'air malheureux, tout le monde se sourie et se dit bonjour; pour vaincre l'ennui qui doit vite peser, rien ne vaut une communauté forte et soudée.


Un chemin bien préparé avec un pont suspendu nous mène rapidement aux gorges creusées par la Hokitika River, au bout de la Hokitita valley - se sont pas trop emmerdés les premiers gars du bled pour nommer les lieux lol -, réputée pour ses eaux turquoise à cause, comme vous le savez maintenant, des particules de schiste en suspension broyées par les glaciers.


Puis nous retournons sur "Hokitika City" et allons immédiatement à la "Police Station". L'ami de Jenna est déjà passé et MON NIKON NOUS ATTEND. 


Pendant la balade aux gorges je me sentais tout nu avec les mains dans les poches (lol).
Finalement cette petite bourgade d'Hokitika était ravissante, et je suis sur que nous nous en souviendrons plus que d'autres.
Ensuite nous prenons la route d'Arthur's Pass, unique goulet pour rejoindre Christchurch, la Grande Ville. Petite route de traverse que nous découvrons par hasard qui se poursuit vite en piste pdt une vingtaine de Kms, avant de rejoindre la H73. Le temps s'est bien couvert et en voyant les nuages gris recouvrir les sommets qui dominent Arthur'Pass, c'est acquis "nous n'allons pas vers le beau temps".

Une belle route de montagne avec des infrastructures de génie civil (viaduc, route taillée dans le granit, passerelles à 2 voies...)  comme on en voit peu chez les Kiwis... Nous passons rapidement le col et parvenons tout aussi rapidement à la station Arthur's pass, qui fut créée au début du 20ème siècle (1909), pour loger ingénieurs et ouvriers attachés à la construction d'un grand tunnel ferroviaire de 8,5 Kms, toujours en activité, pour transporter sur la façade Est le minerai (Charbon) extrait de la West Coast.


Un peu d'histoire : Arthur DUDLEY, grâce aux informations des Maoris, fut le premier à ouvrir la Pass en 1864. Une première piste pour les chariots et les diligences fut construite, ce qui ouvrit la porte de la West Coast, permettant ainsi une liaison rapide entre l'Est et l'Ouest.
Nous décidons d'effectuer une petite rando d'1H30 vers la "Devils Pinchball Falls". Cela commence cool, avant d'attaquer un important raidillon pendant plus de 30 minutes sur des escaliers en bois qui escaladent directement le sérieux dénivelé. Epuisant, car un chemin en pente raide se gère bien plus facilement que des escaliers qui n'en finissent pas. En prenant notre temps et en gérant nos efforts nous parvenons finalement plus vite au but que des jeunes gens qui faisaient les beaux sur la partie plate. Au bout, après encore quelques ultimes marches, sur une esplanade aménagée nous pouvons enfin admirer la superbe cascade dont les volutes légères rappellent le voile d'une mariée. 

Les Maoris aimaient associer les lieux avec des ancêtres fameux par leurs actions ou leur savoir-faire, illustrant ainsi le lien immémorial entre l'homme et la nature. Ainsi cette cascade semblant tresser habilement les ruisseaux d'eau porte le nom de Hinekakai, une ancêtre réputée pour son habile tressage de joncs. 

Au moment où nous sortons du parking, la pluie qui menaçait depuis QQ temps se met à tomber. Bon Timing!!!
Notre Motel le "Alpine Motel" tenu par Pete et Fi, un couple de notre génération, adorables surtout Fi (Pete faisant dans le "Rustique habituel" des Kiwis du coin). De notre terrasse proche de la gare, nous voyons se mettre en place les lourds convois chargés à ras bord de charbon et autres minerais avant d'être tractés par de colossales et antédiluviennes locomotives de la Compagnie "Kiwi Rail"...


Nous avons un peu de Wifi et nous allons tenter la mise en ligne de ce qui achèvera vraisemblablement le chapitre "Nouvelle Zélande" de ce blog. Demain en fin d'AM nous quitterons ce beau pays qui nous aura offert de superbes émotions, jusqu'au bout avec le Somptueux Franz Joseph.


Ah, l'Aoraki Range, les Glaciers Tasman, Fox et Franz Joseph tous sublimes... Quand on y pense, toutes ces vallées creusées et ravinées, ces millions de mètres cubes de roches broyées, écrasées jusqu'au dernier grain de sable en suspension dans les eaux turquoise des lacs et rivières........Tout cela à cause, à cause....??? D'un minuscule flocon de neige.
L'accumulation des flocons de neige = névés = glaciers = vallées glaciaires = paysages de rêve!!! Il fallait y penser à ce joli et unique flocon de neige, cristal d'une nature magique.


A DEMAIN EN AUSTRALIE

jeudi 23 mars 2017

En attendant la suite I love Franz Joseph Glacier

QUEENSTOWN STATION.... TERMINUS FOX GLACIER

Mercredi 22 Mars - Etape du jour : 346 Kms - Depuis le début : 5.081 Kms


Il fait toujours sombre lorsque nous quittons Queenstown. Pendant la nuit le vent est tombé, les lourds nuages qui nous arrivent de la mer de Tasman bouchent l'horizon et éteignent le scintillement de étoiles. Seul avantage, les avions du matin décollent dans l'autre sens!!!


Grâce à une transversale qui traverse le "Crowne Range", nous prenons la direction de Wanaka, notre première étape. Superbe ascension en lacets (style Alpe d'Huez), et en passant au dessus de la couche épaisse, nous assistons à un splendide "Sunrise" sur les prairies étroitement enchâssées au milieu des magnifiques montagnes couleurs cendre et vert foncé. Apparemment ici pendant l'hiver on met ses chaines, afin d'accéder à quelques improbables "skifield", dont nous croisons les directions. 


Nous passons Wanaka et son lac entouré de superbes reflets et retrouvons notre H6 favorite qui nous offre encore une fois de merveilleux "landscapes". Impossible de tout photographier, mais que c'est beau et majestueux. Il n'y a vraiment rien à jeter sur cette route, que  nous aurons parcouru pratiquement dans sa totalité. La seule portion que nous n'aurons pas faite = un peu avant Manapuri/ Invercargill. 
En laissant derrière nous le lac de Wanaka, nous suivons la vallée de la Makarora, le paradis des "trekkers", sublime elle aussi jusqu'à la Haast Pass. 

9H30 et kilomètre 136, arrêt "breakfast" au seul baraquement de Makarora : drugstore, accomodation, frame chalets, cafe, bar, shop, petrol & diesel, jet boat tours et scenic flights....

Nous effectuons 2 sympathiques balades au coeur du Makarora NP; l'une pour admirer des "pools" naturelles d'une transparence surprenante, et l'autre en forêt pour monter à un "view point" sur la paisible petite vallée de la Makarora. 

Dans ce parc, tous les sentiers de randonnées, quelque soit le niveau, sont parfaitement aménagés et entretenus, avec des plaques indiquant les essences des arbres, des bancs, des infos en tout genre sur les durées, les distances et les paysages environnants. 

Les Gars du coin ont beau être "rustiques" - comme les personnages typiques qui nous ont servi le breakfast -, ils n'en sont pas pour autant "rustauds" comme ceux du Fjordland et d'ailleurs. Ils ont bien compris que pour "fixer" les trekkers et les touristes QQ jours dans leurs montagnes, il fallait au minimum aménager l'environnement. Du coup, nous regrettons presque d'être restés 2 jours à Queenstown quand une journée suffisait amplement.

Je dis "presque" car faudra qd même qu'ils s'améliorent dans la restauration les "Rustiques". Le breakfast, payé le même prix que partout ailleurs, était absolument infect. Le steak haché avait un goût insipide venu d'ailleurs et le bacon sortait directement de la chaine de salaison!!! Depuis bientôt un mois, tout ce que nous aurons acheté dans ce pays pour nous nourrir aura été globalement mauvais. Pourtant nous y mettons le prix et de la bonne volonté, recherchons du frais, visitons les rayons traiteur et les "bakeries", achetons des légumes frais... 
Hubert, satisfait, fait un
don dans la "Donation Box"
Las, croyez Moi, ils ne savent vraiment rien faire et leur culture maraichère est "à Chier".... Même leurs pâtes fraiches, leur quiches ou leur jambon sont à vomir!!! Vivement que nous rentrions pour retrouver "Midi à l'Ombre" et le Grand Serge qui nous manque...
La superbe H6 se déroule, sort des vallées encaissées, tourne plein Ouest et rejoint la mer de Tasman. Entretemps, le ciel s'est couvert et il fait lourd et brouillasseux sur les plages de "la West Coast".
Petite info= en franchissant la "Haast Pass", nous avons quitté la "Central Otago" et sommes entrés dans la "West Coast" dont Greymouth, que nous traverserons demain, est la Capitale.



Après QQ pas sur la plage que nous dédions à Serge et à Guigui avec un gros coeur, nous effectuons une originale balade de 1,5 Kms au milieu d'un extraordinaire écosystème, composé d'une végétation inextricable; un véritable enchevêtrement de hautes fougères, de "pedocarpes" (sortes de conifères), de hauts buissons, ainsi que des "métrosideros" (arbres endémiques qui pullulent sur l'île du Sud et dont les Maoris sculptent le bois). L'ensemble débordant de mousses et de lichens. Cet écosystème, considéré comme une "Rain forest" surprend par sa luxuriance et son impénétrabilité qui rappellent une jungle équatorienne.

Intéressant aussi d'apprendre qu'il y a 14.000 ans les glaciers se jetaient dans la mer de Tasman.

Qd même vous en apprenez des choses en lisant ce blog, non????? Nous aussi en l'écrivant...(lol)


Toujours surprenant de découvrir en ces latitudes presque extrêmes une telle végétation qui contraste avec les "landes" plates et infinies, sans rien pour accrocher le regard, qui habillent la Patagonie, de l'autre coté du Pacifique.
Nous nous éloignons du bord de mer pour repiquer au Nord et monter vers le glacier Fox. Les paysages changent à nouveau, les prairies se font "pelées", ne permettant plus aucun culture. Puis, en retrouvant la montagne la végétation de grands arbres et de fougères réapparait. Arrêt pour tenter d'entr'apercevoir le glacier Fox qui, à l'instar de tous les glaciers du Monde, recule inexorablement. Hélas, le temps s'est bien couvert; coup de chance, une brève éclaircie juste pour le photographier avant qu'il disparaisse totalement dans le brouillard. Peut-être demain matin aurons Nous plus de bol...


Ce soir nous dormons au "Rain Forest Motel" : simple mais confortable et moins cher que nos "standards" habituels. A peine arrivé, je n'ai pas encore fini de décharger le "Veau", que BB a déjà allumé le radiateur!!! Installé dans le jardin je regarde les nuages tomber en avalanche sur la plaine de Fox. PAS GAGNE LE SOLEIL POUR DEMAIN... A moins que nos chers Anges???

NB= Nous avons modifié - Enfin plutôt, BB a modifié - les fonctionnalités du blog; désormais, en cliquant sur le Mois (Mars ou Février), le menu des articles s'affiche, ce qui permet de les sélectionner à votre guise, sans devoir les dérouler depuis le dernier publié. Bises






mardi 21 mars 2017

BREAK A QUEENSTOWN

Lundi 20 et Mardi 21 Mars.





 Nous avons prévu 2 jours complets à Queenstown, sans projet précis, hormis QQ randonnées. Le temps n'aidant pas notre motivation à entamer des découvertes aux alentours de la capitale du "Central Otago", nous aurons finalement pas mal "bullé" et nous nous serons reposés. Il est vrai que depuis notre journée forcée à ne rien faire à Akaroa, nous n'avons enchainé que des journées bien remplies de découvertes et d'expérience magnifiques.



En milieu d'AM de ce lundi 20 Mars, nous prenons la route qui longe la rive droite du Lac Wakatipu jusqu'à Glenorchy. Le "village" de quelques baraquements épars est la fin du grand lac, là où l'on voit un entrelacs de rivières descendre des glaciers. C'est aussi le terme de la route, au delà c'est du "off-road" !!!

Il souffle un vent violent à décorner les quelques bœufs  qui broutent, impassibles, dans les prés alentours quan
d nous nous équipons pour nos 2 heures de marche. On n'y pense pas, mais nous sommes au Sud du 45ème parallèle. En Amérique du Sud nous serions au bout de l'immense et désertique Patagonie, au milieu des 40èmes rugissants. Ah, la Patagonie... Que de souvenirs... Difficiles mais tellement purs. Nous avions exactement 20 ans de moins!!! Snif. 



Un chemin bien tracé - pas difficile à concevoir, car c'est l'ancienne piste qui desservait les mines de tungstène, aujourd'hui abandonnées.- mais qui accuse rapidement un "confortable" dénivelé. Une heure de grimpette avant de parvenir au bord d'un superbe "view point" : d'un coté le lac Wakatipu et plein Ouest sous les nuages, les cimes enneigées du "Fjordland". 

A vol d'oiseau, nous sommes très proches du Milford Sound où le temps a du pas mal se dégrader depuis que nous en sommes partis. 



Une balade très agréable avec juste ce qu'il nous faut comme dénivelé et longueur. 


Dommage que tous ces sentiers que nous empruntons depuis notre arrivée ne soient que des "One Way". 
Revenir systématiquement sur nos pas, autrement dit, ne faire une découverte que pendant la moitié du trajet, devient saoulant à la longue. Pourtant, en observant la topographie des lieux, il y aurait eu souvent la place de tracer un sentier de retour par un autre vallon...
Nous ne savons pas s'il y a des "Rangers" qui s'occupent de la gestion et de l'entretien des PN. car nous n'avons jamais vu personne. D'un autre côté, nous n'avons jamais payé pour entrer dans un Parc; ceci explique peut-être cela.
Retour à notre "AirBNB" vieillot et sans charme, - excepté la vue imprenable sur le lac - aux cloisons de séparation avec les voisins aussi minces qu'une feuille de cigarette. Ce matin, dès 6H00, nous avons pu suivre pendant 3/4 d'heure les ablutions matinales de notre voisin contiguë à la chambre; donc avant le brossage des dents et la douche : petit caca du matin, avec quelques pets pour faire passer....

Dès 7H00 du matin, assis sur notre minuscule terrasse, je vois passer juste au dessus et très près de Nous, les avions de ligne (essentiellement des B 737) poussant à fond leurs réacteurs. Vous savez, comme dans "Un éléphant ça trompe...". Evidemment, Queenstown ce n'est pas le trafic d'Orly ou de C.D.G, mais quand même quoi...Et comme dans le film, le proprio s'est bien gardé de le préciser!!!
En début de soirée, un verre bien tassé de "Bombay-Saphir/Tonic" en mains, nous regardons la nuit recouvrir de son manteau le lac et les lumières de Queenstown illuminer ses berges.



Mardi 21 Mars.

Croisière sur le "EARNSLAW", un steamer de la belle époque, si cher à Fred!!! Nous nous garons dans le centre de Quennstown, une bourgade sans âme et sans aucun intérêt, exclusivement dédiée aux touristes qui déboulent en flots ininterrompus. De partout, ce n'est qu'un agglomérat d'appartements et de lofts minables à louer; si possible le plus près du lac, même si peu de ces complexes bénéficient d'une vue imprenable. Finalement, nous avons pas si mal choisi que ça!!! Les locaux, sont relégués dans des improbables masures en préfabriqué sur les hauteurs. 
Deux rues "commerçantes", largement pourvues de bimbeloteries "made in China" et de bars et restaurants où il ne doit pas faire bon manger, et une jetée d'apparence récente, que nous traversons rapidement car il s'en dégage des relents de "graillon" insupportables... En fait, il est 13H00 et le "petit peuple des AC Touristes" englouti les véritables immondices que débitent à la chaine les "Take away" voisins...


A 13H45, nous embarquons sur le vénérable et magnifique "Steamer" et pendant 1H30 nous revivons l'ambiance des romans d'Agatha CHRISTIE. Certes, le Lac Wakatipu n'est pas le Nil et Queenstown ne ressemble pas à Luxor, mais après un tour dans la salle des machines, la magie opère.

surnommé La Dame du Lac, le TSS (twin screw steamer = vapeur bi propulsion) fut construit à Dunedin (NZ) en 1912 et faisait partie du réseau de transport ferroviaire de l'époque ; il desservait les "Stations" (exploitations de moutons) autour du lac : Kingstown, Queenstown, les bords du lac et Glenorchy ; il transportait passager et fret (mouton jusqu'à 1500 têtes) , bétail, nourriture...); après des années d'activité, le steamer fut oublié au profit de la route nouvellement créée, et fut racheté en piètre état en 1969 par Real Journey, un tour operator local. (il fallait être un peu visionnaire à cette époque pour y penser !) aujourd'hui, à plus de 100 ans d'âge,il fonctionne encore 14 heures par jour en haute saison, 11 mois par an .


Il navigue à 11 noeuds, mesure 51 m de long, et dispose de deux moteurs de locomotives qui consomment 1 tonne de charbon par heure ! (2 fois 250 chevaux avec une capacité de 350 passagers).
Nous nous sommes installés rien que tous les Deux à la poupe du steamer et écoutons quelques notes jouées sur un vieux piano à queue, qui s'égrènent sur la promenade et contribuent à recréer l'ambiance "Belle Epoque". En fermant les yeux, nous partons vers cet ailleurs lointain que vivaient nos aïeuls en nous imaginant descendre le Nil d'Assouan à Luxor; même si la horde bruyante et sans gène des "doryphores" investissent sans scrupules le Bateau chargé d'histoire et d'émotions. Si nous pouvions réellement remonter le temps et revenir à l'Egypte des Pharaons, nul doute que ce "peuple" sans raffinement ni éducation, qui salit tout sur son passage aurait été une des sept plaies du règne de "Ramses II"...!!!
Croisière d'émotions et très sympatique sur ce "bateau musée" ; merci Real Journey, bien joué !

Un petit film du TSS Loi du gain (Earnslaw) LOL spécialement dédié à Frérot...



Il est 20H00 qd j'achève ces QQ lignes - Ouf! Vont soupirer certains-, je déguste un verre de Sauvignon Blanc du terroir des Marlborough (What Else...) sur la terrasse. Au loin vers l'Ouest, les gros nuages gris laissent place à un magnifique ciel de traine orangé. Un bon présage pour la longue étape de demain que nous achèverons au pied du Glacier FOX.

ON THE ROAD AGAIN FOLKS !!!